Vers la dictature de l’information

 
Après les dictatures des gourous (Mauve), des armées et de la force (Rouge), de la pensée unique (Bleu), de la science et de l’économie (Orange), du développement personnel et de l’écologie (Vert) (voir article « Les nouvelles dictatures »), nous sommes à l’aube d’une nouvelle dictature, celle de l’information ! (Jaune)

Nous pouvons la sentir venir intuitivement, mais voilà 2 événements très récents qui corroborent cette théorie.
 
1er élément : l’extériorisation de notre mémoire vers les réseaux d’information
 
Selon une étude très sérieuse de la revue Science, les internautes s’adaptent d’ores et déjà à une nouvelle forme de mémoire liée au cyberespace. Après avoir observé les réactions d’un groupe de volontaires, Betsy Sparrow et son équipe sont arrivées à des conclusions surprenantes.

Nous préférerions nous souvenir de la requête faite au moteur de recherche plutôt que de son résultat car il est possible de le retrouver à tout moment. Ce type de mémoire est connu sous le nom de mémoire transactive, c’est-à-dire que nous préférons consulter un proche ou ici un ordinateur, plutôt que de retenir nous-même une information donnée. En conclusion, l’étude envisage Internet comme un stockage externe à notre connaissance auquel notre mémoire d’internaute se serait déjà adaptée.
 
(voir l’article complet sur : http://www.presse-citron.net/les-consequences-dinternet-sur-la-memoire-humaine)
 
2ème élément : le pouvoir des gestionnaires de l’information
 
Bien que rétabli quelques jours après les faits, Google a néanmoins pu (pendant quelques jours donc), supprimer volontairement de son référencement l’un des plus important journaux de la presse belge (La libre Belgique). Aucun internaute ne pouvait dès lors trouver le site de la Libre après une recherche sur le moteur Google.

L’action de Google était clairement liée à « sa remise en place » par la justice, suite à ses abus de non respect de la propriété intellectuelle des journalistes de la presse Belge.

Nous assistons là, aux prémices bien réelles du pouvoir de blocage potentiel de l’information par les moteurs de recherche. Il va être dorénavant difficile de les contrarier. Nous constatons aujourd’hui qu’il est déjà difficile pour certaines professions (comme les hôtels) de ne pas être dans les petits papiers des portails de référencement des activités, les internautes passant maintenant par ces portails pour sélectionner et réserver différentes activités.
 
Conclusion :
 
Le monde est de plus en plus complexe. Pour l’appréhender, le comprendre et rester libre, toujours plus d’informations sont nécessaires. Ces informations sont accessibles via un réseau mondial dont nous dépendons car il forme une extension de notre mémoire. L’accès aux informations de ce réseau est régi par différents contrôleurs de l’information comme les moteurs de recherche.
 
Finalement loin d’être libre, nous dépendrons désormais de l’information et de ceux qui la contrôlent.

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